dimanche 14 juin 2009

Political Depression


Le monde est-il entrain de sombrer dans la démence? Ou est-ce seulement l'impression d'un occidental idéaliste, qui rève de paix universelle?

Le 12 juin a eu lieu, en Iran, des élections présidentielles. Le Président de la République n'est le chef de l'Etat, mais en a une partie des pouvoirs. Depuis la modification de la constitution de 1989, qui a supprimé la fonction de Premier Ministre, le Président en a récupéré certaines fonctions, en termes d'influence gouvernementale.
Il est responsable de l'implémentation de la constitution et de l'exercice du pouvoir exécutif. Il nomme et supervise le Conseil des Ministres, coordonne les décisions du gouvernement et sélectionne les politiques du gouvernement avant qu'elles soient transmises au Parlement. Bien qu'il nomme les ministres du renseignement et de la défense, il doit tout d'abord obtenir l'accord explicite du Guide Suprême, le véritable chef d'Etat de la République Islamique d'Iran.
Mahmoud Ahmadinejad est issu de milieu modeste. Elu en 2003 à la mairie de la capitale Téhéran, il fait partie des ultra-conservateurs de l'échiquier politique. En 2005, il est élu Président de la République sur des idées de combat, de seconde révolution contre le réformisme de l'ancien Président Mohammad Khatami et les valeurs occidentales. Il est donc réelu, il y a 2 jours, face au modéré Mir Hossein Mousavi, favori des sondages.

Malgré une participation de 80% et un soutien massif des jeunes pour le réformateur, c'est l'obscurantisme qui est reconduit. Pourquoi? Ahmadinejad s'est fait le candidat des classes populaires et a usé de populisme. Or, il aggrave l'inflation dans le pays, il menace l'équilibre si fragil du Moyen Orient et met des bâtons dans les roues de la résolution du conflit israélo-palestinien.

Cependant, le geste de Barack Obama envers l'Iran, de renouer le dialogue sans condition, est le début d'un processus de pacification de la région. La réélection d'Ahmadinejad est un contre-temps, mais il est nécessaire de persister. Les premiers signes d'un réveil démocratique en Iran est là; aidons-le à se développer, par la diplomatie et le dialogue!

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